Nouvelles du Petit Paradis en Colombie

La vie quotidienne dans le sud des Andes colombiennes


L'album de photos du Petit Paradis en Colombie

Le cycle de la cabuya

(Cliquez sur la vignette pour agrandir la photo)


1. Cabuya avec paysage 2. Chemin avec cabuyas 3. Un reste de plantation de cabuyas 4. La mort des cabuyas
5. Echeveaux séchant sur le pré 6. Vus d'en haut 7. Ballots 8. Filage
9. Finition des cordes 10. Tisserand 11. Le fils du tisserand 12. Sac à pommes de terre
13. Objets en cabuya 14. Réunion d'artisans


 

1. Plante de cabuya avec paysage.
2. Un chemin bordé de cabuyas.
3. Reste d'une plantation de cabuyas.
4. Toutes les cabuyas à la longue tige fleurie vont mourir.
5. Écheveaux de fibre en train de sécher sur un pré.
6. Les mêmes, vus d'en haut.
7. Les mêmes, réunis en grosses (12 x 12 = 144).
8. Don Samuel en train de filer un fil de première qualité avec une broche.
9. Terminaison des cordes au bord du chemin.
10. Le métier pour la fabrication des sacs de pommes de terre.
11. Autre vue du même, avec le dernier-né du tisserand.
12. Le sac terminé, présenté par le tisserand et sa fille.
13. Quelques objets de cabuyas fabriqués par les artisans de Santa Rosa.
14. La coordinatrice du "Laboratorio de Diseño" de la Cámara de Comercio de Ciudad Dormida au cours d'une réunion d'artisans à l'école de Santa Rosa.

J'ai déjà parlé ailleurs de la cabuya (voir "Café et cabuya, les deux mamelles de Santa Rosa") et je ne reviendrai pas sur le fond du problème, mais seulement sur sa concrétisation dans ces imagesco qui décrivent un monde humain toujours vivant, bien qu'il soit en voie de disparition, comme tant d'espèces animales et végétales de Colombie.

Après avoir relu mon texte d'octobre 1999, j'éprouve le besoin d'apporter quelques éclaircissements complémentaires. D'abord, nous n'avons plus que quatre cabuyas au Petit Paradis. Nous avons perdu notre plus beau spécimen, mort de sa mort naturelle en lançant vers le ciel une tige fleurie de près de 10 m de haut, à une telle vitesse, qu'avec un peu de patience, j'aurais pu la voir pousser à l'oeil nu. Cette énergie du désespoir a quelque chose de touchant et de symbolique... à l'envers : c'est cette énergie qui permet à beaucoup de Colombiens, non pas de mourir, mais de survivre dans les circonstances les plus adverses.

Autres précisions visant à corriger des erreurs dues à mon ignorance de néophyte :

  • Cette plante magnifique n'est pas un cactus, mais un membre de la famille des agavacées.
  • Les petites cabuyas ne poussent pas sur le tronc de leur mère. Ce cas de figure peut se produire lorsqu'une des "graines" (une cabuya miniature) qui se forment sur la tige, tombe sur le haut à demi-pourri de la plante, comme je l'ai vu, de mes yeux vu, à plusieurs reprises. Ce n'est pas cependant le mode de reproduction le plus fréquent, ni le plus efficace, il suffit de planter les graines dans un semis. Mais, malgré mes efforts, je n'ai jamais réussi à faire pousser les rejetons du géant disparu, qui est donc resté sans descendance.

Pour le reste, ma description est fidèle à la vérité, et j'invite à nouveau ceux qui ne pensent pas qu'une image vaut mille mots à la lire : "Café et cabuya, les deux mamelles de Santa Rosa"

8 mai 2001


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